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Côte d’Ivoire: les logiciels libres, une alternative à la piraterie.

L’annonce est tombée le mercredi 13 avril 2016 via plusieurs médias de la place : 90% des ordinateurs vendus en Côte d’Ivoire sont piratés ou contrefaits à l’issue d’une conférence de presse organisée par le comité national de lutte contre la contrefaçon (Cnlc) en partenariat avec Microsoft.

Ce comité, né du decret n° 2014-420 du 09 juillet 2014 fixant les attributions, l’organisation et le fonctionnement du Comite National de Lutte contre la Contrefaçon, en abrégé CNLC est réellement opérationnel depuis novembre 2015.

Pour marquer le coup, le coordonnateur de la cellule d’investigation et de prévention du CNLC en la personne du colonel Bahin Lejeune déclare : « C’est la fin de l’impunité pour les pirates, notamment ceux opérant dans le secteur de l’informatique, des CD et d’autres produits de créations car, la contrefaçon et la piraterie sont des délits punis par la loi ».

Avant de terminer ses propos par une exhortation à l’endroit de la population : « n’utilisez pas les produits contrefaits, car la piraterie est un danger pour les consommateurs ».

Belle affirmation avec laquelle je suis d’accord mais là où est le problème, c’est de savoir quelle alternative est offerte aux consommateurs.

A ce niveau, nous pouvons avoir deux cas comme le dirait l’humoriste ivoirien Agalawal.

1er cas: Acheter les logiciels propriétaires ou privateurs

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Ne plus pratiquer la piraterie en achetant des ordinateurs ayant des licences authentiques.

Ne plus cracker les logiciels propriétaires ou privateurs.

Sinon, bonjour la répression et les amendes dans le cas où les fraudeurs ne se mettront pas en règle.

2ème cas : Adopter les logiciels libres

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Un logiciel libre est un logiciel dont l’utilisation, l’étude, la modification et la duplication en vue de sa diffusion sont permises, techniquement et légalement.

Ceci afin de garantir certaines libertés induites, dont le contrôle du programme par l’utilisateur et la possibilité de partage entre individus.

Les logiciels libres constituent une alternative à ceux qui ne le sont pas, qualifiés de « propriétaires » ou de « privateurs ».

Un logiciel est libre lorsqu’il respecte les 4 libertés fondamentales suivantes :

La liberté d’utilisation, quels que soient les usages :

Imposer des restrictions concernant l’utilisation d’un Logiciel Libre, par exemple dans le temps (« période d’essai de 30 jours », « cette licence expire le 1er janvier 2004 »), géographiquement (« ce logiciel ne peut être utilisé dans les pays suivant : X, Y, Z ») ou dans ses domaines d’application (« autorisation accordée pour l’utilisation dans les programmes de recherche et pour une utilisation non-commerciale » « ne peut être utilisé pour réaliser des bancs d’essais ») a pour conséquence de rendre ce programme non-libre.

La liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à vos besoins :

Soumettre la compréhension d’un programme à des restrictions légales ou pratiques, telles que l’obligation d’acheter des licences, de signer un accord de non-divulgation (NDA, Non-Disclosure-Agreement en anglais) ou – pour un langage de programmation ayant différentes représentations possibles – rendre inaccessible la façon la plus simple de comprendre et d’éditer un programme (« le code source ») en font un programme propriétaire (non-libre).

La liberté de redistribuer des copies, donc d’aider votre prochain :

Le coût de la copie et de la distribution des logiciels est dérisoire. Si vous n’avez pas le droit de donner un programme à une personne en ayant besoin, cela en fait un programme non-libre.

La liberté d’améliorer le programme et de diffuser vos améliorations, pour bien de toute la communauté :

Selon le domaine, tout le monde n’a pas le même niveau de programmation. Certaines personnes ne savent pas du tout programmer. Cette liberté permet à ceux qui n’ont pas le temps ou les compétences pour résoudre un problème d’accéder indirectement à la liberté de modification d’un logiciel.

Il est important de bien distinguer le libre du gratuit : un logiciel libre peut être gratuit, mais un logiciel gratuit n’est pas nécessairement libre.

Sources :

http://news.abidjan.net/h/589074.html

http://www.ccesp.ci/ccesp2/DECRET_RELATIF_AU_COMITE_NATIONAL_DE%20_LUTTE_CONTRE_LA_CONTREFACON.PDF

http://www.gouv.ci/_actualite-article.php?recordID=6139

https://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre

https://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_proprietaire

http://ubuntu-party.org/le-logiciel-libre-quatre-libertes-a-promouvoir-et-a-defendre/

https://fsfe.org/about/basics/freesoftware.fr.html

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Category:Technologie
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