15 49.0138 8.38624 1 0 4000 1 https://cyriacgbogou.ci 300
950X264
950X264-1

#LaLettreAMOMO : Djaa San-Pédro, c’est risqué deh…

Il 22 heures 22minutes, le restaurant de l’hôtel où nous sommes descendu est fermé alors que j’ai une faim de loup.
Je décide donc de sortir, histoire de trouver de quoi à manger. J’ai le choix entre prendre la voiture mise à notre disposition ou marcher.
Je décide de marcher, histoire de prendre mes repères et le pool du quartier.
Au fur et à mesure que je gratte dans cette nuit noire, je découvre que je suis dans un quartier résidentiel. Les villas que je dépasse sont aussi belles les unes que les autres. Après m’être renseigné, j’apprends que suis au quartier des blancs. Je comprends mieux pourquoi notre hôtel est en face d’une école française.
Continuant ma marche, j’aperçois de loin des chaises sur une terrasse à l’angle d’une rue. Je décide d’aller me poser dans cet endroit.
C’est ouf de soulagement que je pousse quand j’apprends que je peux commander à manger.
Entre un chawarma et une pizza, le choix est vite fait. Je choisis donc une pizza, car ayant plus de contenance tellement j’ai faim (lol).
Pendant que je suis en train de savourer ma pizza, j’aperçois un 4×4 noir avec à son bord une jeune dame côté passager, passer et aller se garer juste après le “chawarmadrome”.
L’adage « un homme qui a faim n’est pas un homme libre » devient du coup une réalité pour moi au point de ne pas m’apercevoir qu’une jeune dame est assise en face de moi. Pire, elle me parlait en plus.

Surpris par un visage angélique, je me confonds en excuse en ces termes : « Madame, avec la musique à fond dans mon casque et façon, j’ai faim là, j’avoue que je ne vous ai pas vu, ni même entendu, ce que vous étiez en train de me dire oh ».

Elle me répond : « Je suis encore mademoiselle et non madame. Je voulais savoir laquelle des pizzas, avez-vous choisis oh, car à vous voir manger avec tant d’appétit, je ne peux en déduire que ça doit être mal doux deh ».

 

Petit bété que je suis, je réponds avec un petit sourire que : « Quand tu as faim là, tu ne regardes plus au goût deh, mais tu penses plus à remplir ta panse oh ».

Cher Momo, façon elle souriait fort fort avec moi, on dirait, on se connaissait avant. Moi-même je ne comprenais ni rien deh.

Tout à coup, elle prend son téléphone, me regarde, souris, compose un numéro et baisse la tête en disant : “Copina, le monsieur qu’on a doublé l’autre jour est en face de moi ici oh, il est en train de manipuler son téléphone fort ici. Je fais quoi… Je ne sais pas s’il m’a vu deh, mais c’est mieux je vais aller le saluer sinon ça risque d’être souayé ici si jamais c’est lui qui vient vers moi ».

Elle me laisse avec ma pizza et sans s’excuser, se dirige vers le monsieur en question, qui se trouve être mon voisin oh.

Djo la même go qui avait une voix très rassurante tout à l’heure-là, se retrouve à parler doucement, la voix tremblante, dire qu’elle est très malade. Que là où il la voit là, elle est en convalescence même. Que pour l’autre jour-là, elle n’est pas venue au rendez-vous, car son corps chauffait et que sa sœur l’a même conduit à l’hôpital. Et qu’arriver là-bas, son téléphone a même été volé. C’est pour cette raison qu’elle n’a pas pu lui faire signe oh.

 

Djo, elle parlait avec une telle “pitiance” que le monsieur l’écoutait avec beaucoup d’attention raconter son baratin oups son histoire.

A presque 23 heures, descendre de la voiture de quelqu’un qui l’attend en plus, venir s’asseoir en face de moi puis aller causer avec un autre garçon encore, hummm…
Wobou, c’est à ce moment que j’ai vraiment compris le sens de la chanson zouglou qui dit : “Abidjan est risqué” et moi d’ajouter San-Pédro aussi (lol).

J’ai demandé l’addition et je suis reparti à mon hôtel en la laissant se justifier fort fort oh là-bas.

Pendant que j’étais en chambre, je t’avoue que je regrettais un peu deh. Genre pourquoi je ne suis pas resté, pour mieux m’affairer afin de connaître la suite de l’histoire oh.

Donc Cher MOMO, comme toi tu as presque tout vu et tout entendu là oh, selon toi quelle peut être la suite de cette histoire-là oh ?

C’étaient les “à-côtés “ du voyage de San Pedro là oh. Heureusement que le stylo que tu mas offert là m’a permis de terminer ma lettre oh.

Crédit photo: https://pixabay.com

Share:
Category:#LalettreAMOMO
PREVIOUS POST
Voir la radio, désormais possible avec Fréquence 2…
NEXT POST
#LaLettreAMOMO: Election « séra » (est arrivé) encore… Votez pour moi oh !!!